Un incendie de cheminée peut arriver vite… et coûter très cher si le ramonage n’est pas fait correctement. Un cas réel relaté par la presse rappelle une chose simple : l’entretien des conduits n’est pas une option.
Sommaire
Incendie de cheminée : ce que risque vraiment un propriétaire ou un locataire en cas de ramonage négligé (et comment l’éviter)
Poêle à bois, poêle à granulés, insert, cheminée : quel que soit l’appareil, un conduit encrassé augmente les risques d’incendie et d’intoxication au monoxyde de carbone. Sans alarmer : voici l’essentiel à connaître, et les bons réflexes.
Le cas réel : quand un incendie devient un problème juridique (et financier)
Lorsqu’un sinistre survient, l’assureur et parfois la justice vont chercher un point clé : l’entretien du conduit. Le scénario classique est toujours le même : sinistre + absence de preuve solide d’entretien = discussion difficile (et stress inutile).
À retenir : le vrai risque n’est pas “une nouvelle règle”, mais l’absence de certificat de ramonage clair et daté, réalisé par un professionnel.
Qui est responsable du ramonage : locataire, propriétaire, copropriété ?
La responsabilité du ramonage dépend du contexte. Voici la règle la plus courante en France (à affiner selon bail, copro, règlement local).
Quelle fréquence de ramonage est obligatoire ?
La règle la plus sûre (et la plus “assurance-friendly”) est simple : au moins 1 ramonage par an, avec action mécanique, réalisé par un professionnel. Selon votre département/commune (règlement sanitaire), on retrouve souvent 2 ramonages par an dont un en période de chauffe, notamment pour le bois.
Bon réflexe : conservez systématiquement :
- certificat de ramonage (attestation)
- facture du professionnel
- (optionnel) photos de l’intervention si fournies
Les risques en cas de ramonage négligé : sécurité, assurance, responsabilité
1) Risques pour la sécurité
- Feu de cheminée (suie et bistre inflammables).
- Intoxication au monoxyde de carbone (tirage perturbé, refoulement).
- Dégradation accélérée de l’appareil et du conduit.
2) Assurance habitation
- Sans preuve (certificat), l’assureur peut discuter l’indemnisation.
- En cas de sinistre, la question du ramonage revient presque toujours.
3) Responsabilité civile (le vrai “gros” risque)
- Une amende peut exister, mais le plus lourd est ailleurs.
- En cas de négligence prouvée : dommages matériels, relogement, pertes… les montants peuvent grimper très haut.
Conseils pratiques : comment être irréprochable (et serein)
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Note : cet article est informatif. Les obligations exactes peuvent varier selon votre département et votre contrat (bail/assurance). En cas de doute, vérifiez votre règlement sanitaire local et demandez conseil à un professionnel.